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Comment la SNCF vend ses gares à l’étranger
Le Monde, le 08/04/2017
Thème : Développement
Comment la SNCF vend ses gares à l’étranger

Gares & Connexions, une filiale du groupe public, promeut des projets de stations, notamment en Chine et au Moyen-Orient

Dubaï – Le design, c’est bien, mais combien ça va me rapporter? » Tout de blanc vêtu, keffieh et gandoura à la mode émiratie, Amin Zarouni toise avec bonhomie les cinq Français qui lui présentent un projet de nouvel immeuble. M. Zarouni est un personnage incontournable pour la délégation de Gares & Connexions, filiale de la SNCF, qui s’est déplacée lundi 3 avril au grand complet à Dubaï, patron compris.

Massif, la soixantaine passée, M. Zarouni appartient à l’une de ces grandes familles qui dominent la scène immobilière de l’émirat. Mais il est surtout « sponsor » de l’entreprise française, ce qui signifie qu’il touche 4 % sur toutes les opérations menées par Gares & Connexions à Dubaï. En contrepartie, il est censé apporter des affaires aux « Frenchies » grâce à ses réseaux et son entregent.

C’est une donnée méconnue : notre SNCF hexagonale affiche des ambitions à l’international. Fait encore moins connu : sa filiale Gares & Connexions, chargée de la gestion des gares, vend des projets de stations dans le monde entier. L’activité est encore modeste. Elle génère 20 millions d’euros par l’intermédiaire d’Arep, un cabinet d’architecture et de projets urbains. Une paille comparée au chiffre d’affaires de Gares & Connexions, qui a atteint 1,2 milliard en 2016. Mais la croissance est prometteuse et la profitabilité de ces opérations à l’étranger bat des records dans une filiale qui affiche déjà – avec 16 % – l’une des meilleures rentabilités du groupe ferroviaire.

Pour le moment, l’activité hors de France se concentre sur la Chine et le Moyen-Orient. En Asie, Gares & Connexions a ouvert deux bureaux, à Pékin et à Shanghaï. La société y a déjà engrangé quelques jolis contrats dans un pays qui développe à marche forcée ses infrastructures de trains et de métros. Les Français ont ainsi remporté la rénovation des gares monumentales des villes de Wuhan et de Qingdao, au design très français – si romantique, ajoutent les Chinois.

Réunion stratégique

Au Moyen-Orient, l’activité se concentre au Qatar, en Iran (les gares de Téhéran, Qom et Machhad vont être rénovées par Gares & Connexions), en Arabie saoudite (un chantier majeur va commencer à Djedda) et, bien sûr, dans les deux principaux émirats que sont Abou Dhabi et Dubaï. L’un des grands succès pour Gares & Connexions est justement d’avoir remporté le marché de la conception des nouvelles stations de métro et de la gare principale de la future exposition universelle Dubaï 2020.

Troisième axe de développement pour le concepteur de gares : l’Inde. « Le retard pris dans la rénovation est colossal. Rien n’a été changé ou presque depuis que les Anglais sont partis. Mais ce marché est compliqué », explique Patrick Ropert, PDG de Gares & Connexions, qui s’est porté candidat à la création d’une gare et d’un ensemble immobilier à Delhi.

Retour à Dubaï. Si M. Ropert est du voyage, ce n’est pas seulement pour saluer M. Zarouni, ni même pour tester les confortables canapés blancs du stand que Gares & Connexions a installés au Salon des affaires publiques dubaïotes, qui se tenait du 2 au 4 avril. Le déplacement du patron se justifie par une rencontre au sommet.

Un entretien est programmé avec Mattar Al Tayer, le dirigeant de RTA, grand manitou de l’autorité organisatrice des transports à Dubaï. L’homme est membre de l’une des familles dirigeantes du pays, qui compte parmi les 50 premières fortunes des pays du Golfe. La réunion est stratégique, son objectif étant de positionner l’entreprise française dans les futurs projets du décideur.

Lors de la rencontre, M. Ropert et ses équipes sont chargés d’étudier le réaménagement d’une station de métro, qui fait la jonction entre les deux lignes qui desservent Dubaï. Aussitôt l’entretien terminé, tout le staff de Gares & Connexions prend la direction de ladite station. L’idée n’étant pas seulement de refaire une gare et ses abords, mais de concevoir le projet urbain qui l’accompagne.

« C’est l’un des aspects nouveaux de notre métier. Nous l’appelons le Transit Oriented Developpement, que l’on peut traduire par développement généré par les lieux de transit, détaille M. Ropert. Notre expérience dans la maîtrise et l’orientation des flux nous donne un avantage de taille. » Que construire autour de la gare? Où placer les boutiques? Quelle proportion de logements, d’espaces verts ou de services publics respecter afin de construire un espace urbain vivable et économiquement dynamique? Gares & Connexions sait répondre à ces questions, en évaluant les retombées.

Gigantesque marché

Pour ce faire, M. Ropert a largement renouvelé ses équipes dans la région, n’hésitant pas à recruter des pointures, comme Fritznathan Bruce, le nouveau directeur commercial. Ce Franco-Suisse a été débauché d’Aéroports de Paris Moyen-Orient, où il faisait partie des équipes qui ont gagné le gigantesque marché du nouvel aéroport géant de Dubaï.

Si Gares & Connexion doit d’abord compter sur ses propres forces, l’entreprise bénéficie aussi du soutien des organismes d’aide à l’exportation française publics et parapublics. Les canapés du stand du Salon de Dubaï ont vu, en quelques jours, passer des représentants de Business France, de l’ambassade de France et du French Business Council. Agnès Lopez Cruz, directrice à Dubaï de cette association liée aux chambres de commerce, se démène pour « vendre » le made in France.

« Mais il faut savoir que, désormais, les Emiratis cherchent avant tout des financeurs » , constate Mme Lopez Cruz. En raison de la ruineuse guerre au Yémen, même dans les monarchies pétrolières, l’argent public destiné aux infrastructures devient une denrée rare. Un défi de plus pour les ambitions internationales de la SNCF.

Éric Béziat

 

Mecaplast-Key Plastics

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Mecaplast-Key Plastics vient de conclure une joint-venture avec l’iranien Riseco. Au bord de la faillite dans les années 2000, le groupe franco-monégasque est depuis devenu un leader mondial des équipements automobiles grâce à une stratégie offensive de croissance externe.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/comment-cette-pme-francaise-est-devenue-un-leader-mondial-de-l-auto-1109071.html

Après Boeing, Airbus signe à son tour un méga-contrat en Iran

Quelques jours après son concurrent américain Boeing, Airbus a signé un méga-contrat avec la compagnie nationale Iran Air pour l’acquisition de 100 appareils moyen et long-courrier, pour un montant d’environ 20 milliards de dollars au prix catalogue.

Les premières livraisons pourraient intervenir dès janvier, a indiqué l’avionneur. De source proche du dossier, on précise que le premier appareil livré sera un A320.

La commande, qui fait suite à un engagement signé en janvier 2016 à Paris, n’inclut pas d’A380, le “Super Jumbo” d’Airbus, dont les commandes se font rares, car l’aéroport de Téhéran n’est pas aménagé pour ce très gros porteur, selon cette source.

Elle comprend 46 moyen-courriers A320 dont 32 A320neo, la version remotorisée du best-seller d’Airbus, et 54 long-courriers: 38 A330 dont 28 A330neo, et 16 A350, le dernier-né de l’avionneur européen, a indiqué ce dernier.

Pour l’Iran, ce nouveau contrat représente une bouffée d’oxygène en raison de la flotte vieillissante de sa compagnie nationale, composée de quelque 140 avions en activité, dont la moyenne d’âge est d’environ 20 ans.

Cette annonce intervient moins de deux semaines après un gros contrat signé par Boeing pour la vente de 50 moyen-courriers 737 et 30 long-courriers 777 à la compagnie nationale iranienne.

– 400 à 500 avions de ligne –

Ce contrat, d’un montant de 16,6 milliards de dollars, est le plus important signé par l’avionneur américain avec Iran Air depuis près de 40 ans.

Pour Airbus et son concurrent Boeing, l’enjeu est de taille, alors que l’Iran, un pays de 80 millions d’habitants et doté d’une importante diaspora, a des besoins énormes dans le secteur du transport de passagers. Selon l’Organisation iranienne de l’aviation civile, la République islamique aura besoin pour la rénover, de 400 à 500 avions de ligne dans la prochaine décennie.

Les deux avionneurs avaient entamé des négociations avec l’Iran juste après la conclusion de l’accord nucléaire de juillet 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, dont les Etats-Unis.

Cet accord historique a permis d’alléger dès janvier l’embargo économique international contre l’Iran.

 

http://www.challenges.fr/economie/apres-boeing-airbus-signe-a-son-tour-un-mega-contrat-en-iran_444225?xtor=RSS-15

Faurecia crée une nouvelle co-entreprise en Iran

Faurecia va renforcer sa présence en Iran via une troisième co-entreprise, après les accords signés à Paris ce jour.

faureciaFaurecia Crouse Advanced Exhaust System (FCAES) est une entreprise détenue à parité par l’équipementier français et MAAD. Elle développera et produira des systèmes de contrôles des émissions pour le marché automobile iranien. La co-entreprise couvrira les parties froides et chaudes des systèmes de contrôle des émissions, basés sur la norme Euro 5, et dont la production locale devrait démarrer début 2017. Le chiffre d’affaires devrait atteindre 50 millions d’euros en 2020, soit une part de marché de 25%.

AFISCO, la co-entreprise à 50/50 de Faurecia et Azin Khodro pour les systèmes d’intérieur véhicule développera et produira des planches de bord, panneaux de portes, consoles centrales et de l’acoustique intérieure avec un lancement en production début 2018. AFISCO prévoit de générer un chiffre d’affaires de 50 ME en 2020.

Enfin, FAPSCO, la co-entreprise déjà existante pour les sièges d’automobiles, étendra ses activités de sièges complets, structures et coiffes de sièges dans le pays au-delà de son client actuel Renault pour servir Peujeut, Iran Khodro et d’autres constructeurs automobiles. FAPSCO envisage de porter son activité à 340.000 collections de sièges et un chiffre d’affaires de 150 ME en 2020.

Le marché iranien devrait passer d’1 million de véhicules produits en 2015 à 1,8 million en 2025, soit une croissance moyenne annuelle de 6%.

 ©2016, Boursier.com

Total signs major Iran gas deal

Iran has signed a major agreement with the French energy giant Total for the development of what it says will be the last remaining section of its huge South Pars gas field.   

The agreement for the development of Phase 11 of South Pars was signed between the National Iranian Oil Company (NIOC) and Total which would team up with China National Petroleum Corporation (CNPC) and Iran’s Petropars in the project.

The consortium would make a total investment of $4.8 billion in Phase 11 – what is already expected to break the ice for major post-sanctions investments in the country.

Iran expects to produce as much as 56 million cubic meters per day of natural gas from the field once it is in full swing.

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Total – Contrat historique en vue en Iran

Six ans après son départ d’Iran suite aux sanctions ayant affecté le pays, Total engage son grand retour en franchissant une première étape très symbolique : le groupe français a annoncé ce mardi avoir signé un protocole d’accord avec la compagnie nationale iranienne pour le développement de la phase 11 de l’immense champ gazier de South Pars, confirmant l’information donnée lundi par le ministère iranien du Pétrole.
Un projet gigantesque, que Total dirigera avec 50,1 % des parts, aux côtés du chinois CNPC (China National Petroleum Corporation), qui en détiendra 30 %, et de la compagnie iranienne Petropars (filiale à 100 % de la compagnie nationale NIOC), qui elle en possèdera 19,9 %.
Selon le ministère, la signature d’un accord final pourrait prendre encore six mois. Total a indiqué que des négociations exclusives allaient s’engager afin de finaliser un contrat définitif d’une durée de 20 ans, « sur la base des termes techniques et économiques définis dans le protocole d’accord ». Le développement de la phase 11 comportera deux étapes. La première prévoit la construction de deux plateformes, 30 puits et deux lignes de connexions à des installations à terre, pour un montant de 2 milliards de dollars. Une seconde étape prévoit la construction d’installations de compression offshore, précise encore Total. A lui seul, ce projet permettra de produire 370.000 barils équivalent pétrole par jour de gaz.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211469440266-total-engage-son-retour-dans-lexploitation-gaziere-en-iran-2041083.php#PW2mkQUdrtjOmW1r.99

Renault crée une coentreprise en Iran


(CercleFinance.com) – Renault a annoncé ce vendredi, en marge du Mondial de l’Automobile de Paris, la signature d’un accord stratégique portant sur la création d’une joint venture avec IDRO, un fonds d’investissement et de rénovation de l’industrie en Iran.

Ledit accord permettra à Renault de renforcer sa présence et d’accélérer sa croissance dans le pays, où le constructeur automobile est présent depuis 2003 à travers une co-entreprise avec Saipa et Iran Khodro.

L’Iran est par ailleurs un marché en pleine expansion. Les ventes du groupe Renault ont en effet bondi de 56,1% l’an passé pour un total de 51.500 véhicules, soit une part de marché de 4,8%.

“Avec 2 millions de véhicules prévus à l’horizon 2020, le potentiel du marché automobile iranien est indéniable. Cet accord conforte nos choix stratégiques faits en Iran et ouvre une nouvelle ère en permettant à Renault d’occuper une position privilégiée dans le pays”, ajoute Carlos Ghosn, PDG de Renault.

La joint venture intègrera d’une part un centre d’ingénierie et d’achat qui favorisera le développement des fournisseurs locaux, et d’autre part une usine d’une capacité de production de 150.000 véhicules par an dans un premier temps, qui s’ajoutera aux capacités existantes du groupe dans le pays de 200.000 véhicules. Les premiers véhicules produits dans cette usine seront Symbol et Duster, à partir de 2018.